Dans cet article :
Prêt à embarquer ? Direction, le métro parisien, dans les entrailles de la terre, là où bat l’un des coeurs de Paris (il y en a plusieurs). Attention au départ !
Tout a commencé par des discours
Paris est toujours en avance quand il s’agit d’avoir des idées, mais pas toujours pour les mettre en oeuvre. C’est le cas pour le métro en tout cas : un siècle avant que celui-ci voie le jour, Paris est agitée par des débats enflammés sur le futur du système de transports. Ces discussions donneront naissance, en 1845, à la Petite Ceinture, un chemin de fer de surface construit tout autour de la ville, à l’emplacement des anciennes fortifications (et rénové récemment sous la forme d’une ligne de tramway moderne et confortable). Mais pour le métro, rien à l’horizon : pas de consensus, pas de décision, et le temps qui passe….
Et puis voilà qu’en 1900, Paris se met en tête d’accueillir simultanément une Exposition Universelle et les Jeux Olympiques. RIen que ça. On est la ville lumière, oui ou non ?
La double dose de gloire promise par ces événements extraordinaires finissent de faire pencher la balance : le métro parisien est décidé, conçu, construit et la première ligne entre Porte de Vincennes et Porte Maillot est prête juste à temps pour l’inauguration de l’Exposition Universelle (ça tombe très bien : la ligne a été construite pour qu’on puisse s’y rendre).

Sur la photo : Fulgence Bienvenüe, l’ingénieur à qui on doit la conception du métro et la construction des premières lignes. Son nom subsiste discrètement à la fin du nom de la station « Montparnasse-Bienvenüe »…
Sur la photo, il se tient devant l’une des stations Art Déco caractéristiques du style d’Hector Guimard.
Il reste quelques sations « Guimard » dans Paris. Quelques exempes :
Palais Royal musée du Louvre – Place du Palais Royal, rue de Rivoli
Châtelet – rue de Rivoli, rue des Lavandières Sainte Opportune
Étienne-Marcel – 14 rue de turbigo
Louvre Rivoli – rue de Rivoli
Tuileries– rue de Rivoli
Quatre septembre – rue du Quatre septembre et rue de Choiseul
Réaumur Sébastopol; Cité, Temple, Saint-Michel, Cadet, Opéra, Château d’Eau, Colonel Fabien, Gare du Nord
Voilà pour les premiers pas. La suite de la saga du métro est une longue aventure, que nous raconterons certainement un autre jour. Pour l’heure, penchons nous sur la réalité du métro parisien moderne, version 2024.
Le métro parisien, comme un bon vin, s’est amélioré avec l’âge. Il a grandi, et ses 16 lignes s’étendent au delà des limites de Paris, avec leurs 309 stations. Aujourd’hui, pour s’y retrouver, il faut un plan…
Le plan de métro : un art de la navigation

Se déplacer dans le plan du métro est simple : chaque ligne peut se repérer à sa couleur. Parce que, qui se souvient d’un numéro ?
Chaque direction porte le nom de la dernière station de la ligne. Mais ne vous contentez pas de ça : certains noms de station sont aussi évocateurs que les images d’un livre d’histoires. Chacune des stations pourrait avoir son propre article sur ce site, plein d’histoires, de souvenirs et d’images… j’y penserai un jour, mais pour le moment revenons à l’essentiel.
Quelques conseils et choses à savoir pour passer son certificat d’usager du métro parisien
Tickets et Passes: Il y a plein d’options, du simple ticket au pass « Navigo », hebdomadaire ou mensuel, sans oublier les solutions digitales… Vous n’avez que l’embarras du choix.
Information complète sur les tarifs et les options sur le site de la RATPLes lignes : Chaque ligne a sa propre histoire et sa personnalité. La ligne 1, la plus ancienne traverse Paris d’Est en Ouest. La ligne 2 vous propose des vues panoramiques de Montmartre, la ligne 14 est la plus moderne et la plus rapide, etc…
Les stations : Plongez dans le monde enchanteur des stations du métro parisien, des histoires que racontent leur nom, des événements qu’elles ont vu passer (Plein d’articles à venir..).
– Châtelet-Les Halles, n’est pas une simple station de métro : elle détient le titre de plus grand hub de transport souterrain de la planète !
– Et puis il y a les mystérieuses « stations fantômes » comme Arsenal, Porte Molitor, ou Haxo – échos d’un passé révolu, aujourd’hui ensevelies sous la poussiéres et les souvenirs de passagers allant et venant dans leurs couloirs.
– Certaines, comme « Cluny-la Sorbonne » jouent à cache-cache : elle avait disparu en 1939, pour être remise en service en 1988.
– Creusez un peu plus profond, et découvrez Abbesses, qui défie les plus sportifs avec son escalier de 176 marches, qui vous conduira 36 mètres au dessous du sol.
– Sans oublier Cité, la seule station sous-marine, ou Place des Fêtes, conçue comme un abri antiaérien en plus d’une station de métro.
– Plus à l’écart, Église d’Auteuil vous attend, au calme, aves sa sérénité de station la moins fréquentée de Paris. Et un souvenir spécial pour moi puisque c’est là qu’habitait ma grand-mère adorée…
Chaque station est un chapitre de la grande histoire du métro parisien. Soyez curieux, explorez, regardez autour de vous, et vous découvrirez toutes ces histoires.

Le métro parisien n’est pas seulement souterrain : les lignes aériennes sont un très bon moyen d’apprécier la beauté de la ville.
Etiquette et comportement : le code de survie du métro parisien
Prendre le métro parisien, c’est se retrouver dans un monde plein de règles non écrites. Petite introduction pour les débutants.
Sur les escalators: File de droite pour ceux qui restent immobile, file de gauche pour les pressés qui marchent. Ce n’est pas une simple règle de bon sens : c’est de la survie !
Les portes: Selon les lignes, elles s’ouvrent automatiquement, ou pas. Dans ce cas, il suffit de tirer vers le haut le levier magique au milieu
L’heure de pointe: Il faut avoir connu cette expérience au moins une fois pour savoir pourquoi les français disent « serrés comme des sardines ».
Entrer/sortir: Pour entrer dans le métro, restez sur le côté de la porte, pas au milieu. Laissez les passagers qui veulent sortir passer au milieu, puis glissez-vous dans le wagon après cette vague humaine. Bloquer le mouvement de la foule en restant debout face au milieu de la porte est LE faux-pas des touristes qui énerve les parisiens stressés, surtout pendant l’heure de pointe.
La danse du strapontin : Dans les voitures du métro, vous remarquerez vite les ‘strapontins’ – ces petits sièges près des portes, qui se replient lorsque la personne assise se lève.
Si la rame est pleine, laissez les strapontins en position haute, et ne les utilisez pas. En cas d’hésitation, observez les autres passagers, qui se lèvent et se rassoient selon que le nombre de passager augmente ou diminue. Apprenez à maîtriser cette chorégraphie courtoise pour un meilleur passage de l’espace.
Ne parlez pas fort ! Dans le métro parisien, la personne qui parle fort ou discute au téléphone n’est probablement pas d’ici. L’habitude dans le métro est de préserver le calme. Habituez-vous à cela, vous finirez par apprécier !
Sac à dos étiquette: Dans une voiture pleine, ne gardez pas votre sac à dos mais posez le à terre, même s’il est petit. Cela évite les chocs désagréables, et tout le monde appréciera.
Et cela évite aussi les mains baladeuse des pick-pockets, qui peuvent être très habiles.Laisser sa place : A Paris comme dans beaucoup de villes, les passagers sont censés laisser les places assises aux personnes agées et aux femmes enceintes. Simple politesse.
Pardon, le mot magique: Vous devez fendre la foule d’un wagon trop plein ? Pardon est le mot qui vous permettra de fendre la foule plus facilement et en passant pour la personne polie que vous êtes.

Conclusion: Votre certificat de maîtrise du métro parisien
Bravo ! Si vous avez lu jusqu’ici, vous êtes armé pour affronter et conquérir le métro parisien avec la grâce d’un habitant. Bon voyage !
